Super 8

Le film : 

Comme dans un Spielberg, le spectaculaire est au service de l'émotion, et le fantastique n'est qu'un prétexte au véritable fond du film : la cellule familiale. Comme dans un Spielberg, l'histoire est imprégnée de valeurs morales salutaires comme la responsabilité, le goût de la liberté, l'amitié, le dépassement de soi, l'amour triomphant, et tout ça distillé sans (trop de) naïveté, même si le scénario n'échappe pas à quelques facilités et clichés. Comme dans un Spielberg, la caméra virevolte, le soin apporté au contenu de chaque cadre est fantastique, la direction d'acteurs (et d'enfants) et le casting sont parfaits. Comme dans un Spielberg, la narration est fluide, le dosage humour/suspens/sentiments est impeccable, et Giacchino accentue même pour l'occasion sa filiation à Williams.

Et au-delà du simple hommage spielberguien (Rencontre du 3ème type, La Guerre des Mondes, E.T, Les Goonies), Abrams fait aussi rév(f)érence aux Universal Monsters ou au cinéma de Romero d'une très belle manière.

Finalement, le seul défaut du film est aussi sa principale qualité : c'est comme dans un Spielberg, la réelle personnalité artistique d'Abrams n'étant là qu'en filigrane, et au travers de ses "lens flares" bleus. C'est un film-synthèse très réussi, mais qui ne surpasse aucun de ses modèles ni ne renouvelle assez les codes pour prétendre au rang de nouvel magnum opus du genre.


Image
• Aucun défaut "éditorial" particulier.
• Niveau des noirs parfaits (c'était pas gagné, le film est sombre !), label top démo pour les plans tournés en RED ou en 35mm (majoritaires). Légère baisse de définition et grain un peu plus prononcé pour les passages en 16mm (ce qui est normal).
• Une très jolie photographie, mise à l'honneur par cet excellent transfert.

Son
• Un très bon mixage, et pour l'encodage, c'est comme d'hab avec paramount : il y a une piste syldave sous-titrée en araméen, mais une VF qu'en DD 5.1.
• La V.O. en Dolby TrueHD 7.1 est une référence du genre !