Quantum of Solace

Le film : 

Daniel Craig est né pour le rôle, le film profite de son gros budget, Olga Kurylenko est toujours aussi charmante, et Mathieu Amalric aurait dû jouer un bad guy bondien depuis longtemps. S'en est à peu près tout pour les qualités de ce 22ème Bond qui accumule des défauts majeurs: Réalisation brouillonne d'un Marc Forster qui n'est vraiment pas à sa place, scénario inintéressant, montage épileptique, narration laborieuse pour un film pourtant très court (1h40) et score sans saveur de David Arnold.

Il loupe par la même occasion le renouvellement et la modernisation de la franchise : Bond n'est plus Bond. Pas de gadgets, pas de sarcasmes, pas de flegme... Il échoue là où Casino Royal avait réussi une véritable résurrection. Le prochain Craig/Bond aura tout intérêt à se remémorer cet échec. Mais les ressources du personnage et de l'univers de Ian Fleming ne sont certainement pas en bout de course : Bond reviendra.


Vidéo -  
Un transfert idyllique à tous les niveaux, qui nous fait profiter pleinement de l'impact visuel du film. Honte à Fox France de nous proposer le master américain avec son double sous-titrage sans utiliser de seamless branching , ce qui devrait être un indispensable des exigences du support.

Audio - 
Le mixage de la VF (encodée en mi-débit...) est certes agressif à souhait et fait preuve d'une spatialisation excellente, mais reste en retrait face a la piste DTS High Resolution de la VO.