Inception

Le film : 

En plus d'être un blockbuster diablement efficace, Inception se retrouve à la proue des films de SF intelligents. Le processus narratif, réglé comme une horloge suisse, permet de se retrouver dans les dédales de ce scénario riche et novateur. Son montage, principal point fort du génie de Nolan, étale l'action sur 5 niveaux simultanés sans perdre en rythme ou en compréhension. DiCaprio s'impose une fois de plus comme un des meilleurs acteurs de sa génération, et se trouve bien aidé par l'ensemble du casting (Ellen Page crève l'écran, comme d'habitude). Pour ses vertus réflectives et esthétiques, n'omettant ni la prouesse technique ni le souci d'entertainement, Inception est un grand film.

Vidéo - 
C'est un encodage VC-1 au top que nous propose Warner, ne trahissant jamais les volontés photographiques de Nolan et son chef op', qui ont d'ailleurs supervisé le pré-mastering de cette édition. Très léger grain, contrastes tranchés et teintes parfois sur-saturées sont ainsi au rendez-vous. Le piqué est presque toujours fantastique, des plans en slow motion (filmés avec une Phantom HD) au reste tourné en 35mm, et les rares passages un peu plus doux (certains gros plans) ne choquent jamais. Malgré l'ambition pharaonique des effets visuels et l'hétérogénéité des techniques et matériels utilisés, c'est une satisfaction totale et un régal absolu.

Audio - 
Le mixage est sans aucun doute un des plus impressionnants de l'année. Le gigantesque rouleau compresseur Zimmerien se déchaîne sur les 6 canaux, et répond à l'optimum à cette flopée d'effets sonores carrément décoiffants. La VO en DTS HD-MA rend parfaitement hommage à ce dynamisme extraordinaire et cette précision incroyable, pour une restitution qui permet une découverte sensationnelle. La VF, en Dolby Digital 640 kbps, donne déjà un très bon aperçu de cet incroyable ouvrage auditif, même si l'on regrette forcément le rabotage global sur la qualité, et un LFE parfois un peu trop brouillon.